Jeudi 4 février 2010
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17:49
Non, il ne s'agit pas de lui, patience ... je vais vous le dire. Seulement, voilà, vous allez trouver ma façon de présenter les choses un peu rikikiki, mais fi ! et re fi !!! En d'autres
temps, je l'aurais jouée littérature pure et cruelle, esthétique plastique des allées aborées de Louveciennes où les muses s'interpellent, envolées hautes en émotions, points de vue vertigineux
et regards de Dieu-le-fit !!! Aujourd'hui, je ne sais tout simplement pas ce qui m'arrive. Alors, dans cette désertion de moi-même et cette démission de mes obligations dont - au moins-
celle-ci : déterminer qui je suis maintenant, ici, face à ce trop de bonheur qui m'arrive d'un coup, je laisse les choses se faire au gré des idées.
Non, pas lui. Lui, c'est juste un fantasme ! Fantasme sur la présence arabo-musulmane en Andalousie. La représentation du dernier roi maure en Andalousie. La légene veut qu'une fois les clés
du palais d'Alhambra remise aux 2 rois catholiques, Ferdinand d'Aragon et Isabelle de Castille, le roi Abou Abdillah An Nasri, dit le Malchanceux, s'arrêta dans les hauteurs
de la ville sur le chemin de l'exil, se retourna et, se rendant compte de la gravité de son geste, versa des larmes chaudes. Depuis, ce moment historique est nommé : le soupir du Maure
ou l'ultime soupir du Maure. Le lien suivant, pour ceux que ça intéresserait, moyennant une culture minimale hispanisante, ce lien est très éloquent. link
Non, donc...
Il m' a juste attiré par son geste : ce retour en arrière.
Remords ? Regrets ?
Dans mon cas, ni l'un ni l'autre. Quoique ...

Nous sommes le vendredi 8 janvier 2010. Il est 17h30. Je me lève d'une sieste : le répondeur. "Monsieur ... C'est le secrétariat du docteur S... votre opération aura lieu mardi
prochain. Je le savais, qu'une fois les tests préopératoires effectués, le jour J n'était pas loin. Déjà, les fêtes avaient tout décalé. Le jour J, donc. Lui, il fait mine de rien,
n'est pas au courant, n'est pas concerné. Il a élu domicile depuis 7 ans. Un bail à vie ! du moins, le pense-t-il, à en croire son flegme. N'a pas compris que le jour J était imminent et que je
l'entraîne dans un duel où j'entends règler quelques comptes avec lui et, du même coup, mettre fin à cette chrégraphie paraphrénique qu'il faisait mener à mon corps d'akinésies en
dyskinésies et de tremblements en rigidité. Une démence.
Le téléphone sonne. C'est un ami. "Le service de l'irm de l'hôpital McGill m'a contacté. Z ont pas ton numéro. T'as une IRM pour lundi 7h30. Téléphone pour confirmer. "
-Merci, l'Hénorme !"
- Quelque chose dont tu veux pas qu'on cause ?
- Je vais à la chasse aux papillons mardi.
Je vous raconte la suite ...
Par Bobadillo
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